dimanche 14 août 2011

J8 : le 14.08: Bénasque – Vielha (D+ 1500, D- 1700) Journée repos !

Le parcours du jour:
La trace est par la:
TransPyr2011 - Jour 8
Trace VTTtrack (cartes espagnoles IDEE)
1500m D+
1700m D-
Compteur HS

Le recit:



La couleur est annonce, en Val d'Aran on parle l'occitan

On a longtemps réfléchi sur une journée repos pour récupérer mais l’idée d’une inactivité complète me gêne surtout s’il fait beau. Nous pensions alors faire 2 courtes étapes à la place.

Moments forts :
Les glaciers de l’Anetto et maladetta.
La fabuleuse descente du col de l’enfer sur Es Bordes pour passer dans le val d’Aran
Le repos compensateur à l’hôtel grâce aux parents de Sergi
Les fêtes occitanes

Départ 7h40 pour 10km de route à la fraiche puis 3km dans le parc maladeta-posets (les VTT ne sont pas interdits). Nous roulons vers le soleil levant tel de « poor lonesome riders » dont les rayons nous sont bienfaiteurs. Les maux de cul sont toujours présents, il faut ventiler en marchant quelques centaines de mètres.


Le plan d'estan, avant la Besurta

Nous arrivons au pied du sentier au parking la besurda, un bus aussi. Il déverse une trentaine de randonneurs. Nous nous empressons de passer devant. Bien nous en pris car il n’y aura personne pour géner les photos grandioses devant le pic de l’aneto (plus haut sommet des pyrénées) et de Maladetta.


Le portage vers le Port de la Picada


L'Aneto et son massif de la Maladeta, le toit des Pyrenees


Carte postale


le tour a Jean-Seb maitenant...

On passe le col de la Picada à 11H soit 1h20 de roulage-poussage-portage pas très éprouvant, l’entrainement surement. Nous sommes dans le Val d’Aran, province occitane revendiquant aussi une certaine indépendance.


Port de la Picada


La descente s'annonce bien

La descente se fait en 2 temps, d’abord on rejoint le col de l’enfer puis court portage sur un sentier empierré. Et c’est parti pour 1200m de descente dantesque : des crêtes verdoyantes typiques des Pyrénées – ce monde est moins minéral – avec Bagnère de Luchon en fond, nous passons par le col de mongioia.


Pas de l'escaleta



Darriere le Pas de l'escaleta


Petite traversee initiale


Un Jean-Seb toujours motivee


La descente 5 etoiles






Apres le Coth dera mongoia

Ça descend raide sur une monotrace au milieu des herbes hautes, vigilance obligatoire pour ne pas se perdre puis à partir de la cabane c’est de nouveau un festival de single où alternent virolos sur feuilles mortes, épingle raide : de la glisse, freins bloqués. On termine par 200m de route à Es Bordès. Sergi appelle ses parents qui sont de passage dans le coin tandis que je regarde les parcours VTT (BTT en Espagnol) ombreux dans le coin dont celui qui nous menera à Vielha : piste puis sentier du GR211 au bord d’une rivière.






La partie finale dans les feuilles et les virages larges

Il est 13h15, journée fini avec encore les orages qui ne vont pas tarder à éclater plus tôt aujourd’hui.
Direction Hôtel TURULL (un signe du destin) dans lequel les parents de Sergi nous ont pris une chambre. Douche chaude et restau pour déjeuner, lavage des affaires et achats souvenirs. La sortie du soir nous fait profiter des animations du 14 aout, des danses occitanes racontant la vie d’autrefois dans les campagnes. Restau le soir avec un bon steak saignant sans cloche pour bien dormir. Merci aux parents qui auront sponsorisé notre journée repos.


Danses traditionelles a Vielha


Le restaurant du soir


Sergi et ses parents, un grand merci !


Cette nuit on dormira bien, ca c'est garanti... et sans vaches !

samedi 13 août 2011

J7 : le 13. 08: Laspuna – Bénasque (D+2000, D- 1600, compteur HS)

Le parcours du jour:
La trace est par la:
TransPyr2011 - Jour 7
Trace VTTtrack (cartes espagnoles IDEE)
2000m D+
1600m D-
Compteur HS

Le recit:
Moments forts : Le retour en montagne, c’est la journée des mouches avec l’orage qui se prépare tout au long de la journée et qui tombera le soir.
2 fantastiques descentes.
La satisfaction d'avoir fait la moitié du parcours

Après un début de nuit très chaud, duvet inutile, on poursuit le sentier du GR19 jusqu’au hameau de Badain en prenant le rythme des 2 vaches que l’on suit sur ce sentier étroit.

Typique bouchon de vaches aragonaises

Le sentier est bien roulant par la suite dans une fraîcheur matinale et au bord de l’eau. A Badain, nous optons pour le GR15 qui monte d’abord en portage puis en traversée roulante, toujours dans une certaine fraicheur, cela change de la veille. On attrape une piste puis le col Mataire à 1320m, on suit le GR15 qui est aussi un itinéraire hippique.

Le beau sentier roulant à plat vers Badain

La descente s’amorce à partir du mirador sur le village de Saravillo. Tantôt technique avec un passage ressemblant au départ de la madone d’utelle, tantôt roulant sous les pins, c’est une belle trouvaille pour commencer la journée (mieux que la route qui contourne notre passage).


Vue depuis le Collado de San Miguel (comme la biere)

Collado de San Miguel


La descente vers Saravillo se présente bien...


ça continue bien...


et ça finit encore mieux


Le village est bien animé, le camion du pain arrive à coup de klaxon, il y a la fête ce soir nous dit un habitant mais nous serons plus haut, du moins nous l’espérons.


Saravillo, la place centrale

On poursuit par la route qui entre dans des gorges étroites bordées de falaises verdonesques.


et oui, parfois il faut faire des bouts de route

On passe des tunnels, verra t-on le bout ?



Contournement du Lac de Plan par la rive gauche en pistes et sentiers, on arrive au pied du col de Sahun à 1100m, il est 12h00. Rapide casse croute pour ne pas s’arreter en chemin et nous partons pour 800m de piste, du moins c’est ce qu’indiquait la carte mais une erreur d’altitude nous rajouta 100m d’interminable piste parmi des 4x4 roulant à vive allure, y a vraiment des gros C…parmi eux ! Le mental en prend un coup, le col est à 2000m et non à 1905m. On a vraiment mal au cul, ça nous oblige à pousser par 4 fois le VTT pour ventiler l’arriere train. Heureusement que l’orage en formation nous permet de monter sans crever de chaud.


Puerto de Sahun

Pour la descente, nous croisons 4 locaux sur des VTT flambants qui descendent par la piste sur Bénasque. Mais Sergi a identifié sur la carte un single qui promet, tout en traversée, il ne semble par caler dré dans le pentu, on tente. 100m de piste pour atteindre la cabane de barbari puis c’est 700m rentabilisés par des traversées « les balcons de Sahun », des virolos, du trialisant, un régal pour le VDM, même les courtes remontées passent sur le VTT.


Piste qui nous mène vers les "Balcons de Sahun"


Début des "Balcons de Sahun"

Balcons de Sahun, une belle trouvaille







La theorie des chapelles se confirme,
les bons sentiers passent toujours par des sites religieux

Nous passons de Sahun, petit village tout de pierre, à Eriste par une piste puis Bénasque par la route. Il est 16h, le dénivelé effectué n’a pas été fatiguant. Cela nous permet de buller, refaire les stocks en crème solaire, en gaz (le butagaz n’est pas vendu dans les shops spécialisés comme Barrabès !). L’orage gronde et s’abat violement sur la ville, nous nous réfugions sous le porche du supermercado puis au restau La Bardanca pour 20h (avant ils ne servent pas). Menu à 12E eau et vin compris comme l’entrée, plat et dessert ! La pluie s’est arrêtée et nous autorise à poser la tente dans un pré à l’entrée de Bénasque, ce sera humide mais on dormira bien.


Alors qu'à l'extérieur il tombe des cordes, nous nous cassons le ventre

vendredi 12 août 2011

J6 : le 12.08 : Bujaruelo – Laspuna (D+ 1500m, D- 2700m, 56km).

Le parcours du jour:
La trace est par la:
TransPyr2011 - Jour 6
Trace VTTtrack (cartes espagnoles IDEE)

1500m D+
2700m D-
56km

Le recit:
Moments forts : journée du tourisme sur piste et route dans le parc d’Ordessa et ses 3 canyons. Les vaches et leurs cloches toute la nuit.
La longue et haute piste.
La gorge asséchée par manque d’eau sur le parcours.
La baignade finale.

La pleine lune a veillé sur nous comme les 6 vaches qui ont brouté toute la nuit à côté de la tente. Il faut savoir qu’une vache ne dort pas ou si peu entre 3h et 5h du mat’, le reste du temps elle joue de la cloche à chaque bouchée d’herbe. Les bouses aurait dû nous alerter…on dormira mieux le lendemain. Mais dès que je rentre, je bouffe un bon gros steak !


Une de nos invitees de la nuit

Départ de notre bivouac privilégié après avoir « intimé » avec les vaches, merci les boules Quies qui ont plus servi pour les cloches que pour les ronflements de Sergi. On continue notre portage négatif pour atteindre la valle del Ara qui roule moins bien qu’on croyait (à 80% mais avec quelques remontées). Des randonneurs hébétés nous croisent ; ils sont partis à 4h du mat’ pour l’ascension du Vignemale avec piolet et crampons. Tous disent « valiente » (courageux). Faut l’être pour cette descente du genre ascencionnelle. Heureusement que le sentier est arrosé de cette lumière matinale et rasante libérant une odeur envoûtante, le parfum des sirènes de la montagne, il doit y en avoir dans les lacs ?!


Rituel du matin, jetter les vieilles cartes... reprendre les suivantes


Traversee de riviere pour bien se reveiller


Vallee d'Ara au petit matin


Vallee d'Ara


Vallee d'Ara

A Bujaruelo, il fait déjà faim mais pas de supermercado, j’entame les réserves de nougat. Ce hameau : un camping et un bar, est un haut lieu de tourisme accessible par une piste bien poussiéreuse qu’on va descendre tandis que beauoup de voitures monteront. On ne tente pas le sentier qui semble trop rocailleux, nous aurions dû… petit single avant de prendre la piste pour 1200m de D+ dont on voit son arrivée au col. Impressionnées, mes fesses se contractent !



Il est 11h30, les 500 premiers mètres sur le 22x34, voir à pied, c’est raide mais cela à l’avantage de monter rapidement. Sergi peine car il crève la dalle, faut profiter du peu d’ombre qu’il reste sur cette face Ouest. Les 500 mètres suivant sont plus cool, on met la plaque, comprendre le plateau de 32 car le 44 a été viré depuis longtemps pour gagner 85grs. Pause déj à 13h15, on dévore au mirador del rey d’où l’on peut admirer le canyon d’Ordessa et son « croissant ».


La montee valait la coup

Montée rapide mais l’air est chaud, sec et nos réserves d’eau s’épuisent. On traverse le désert sur les crêtes à 2200m où chaque remontée nous assèche davantage. On prends le temps des photos à chaque point de vue tout de même : mont perdu, brèche de Roland et tout ce monde minéral, on imagine le cirque de Gavarnie derrière ces murailles.

La pistasse avec les points de vue


Quelle vue !





On imagine aussi que les fuentes débordent d’eau mais c’est un mirage, on est sec, on file sur Nérin par la piste (on a pris la 1ère coupe par le sentier mais on laisse 2 possibilités de sentier). En sens inverse, un groupe de vététistes dont des enfants : chapeau par cette chaleur et sans air. Le Bar du Palazzo et une « clara » nous sauvent (25cl pression/25cl fanta). Camels remplis à ras bord, on poursuit sur Sercué par le gr15, sentier de caillou gris et cassant, en traversée descendante par une chaleur écrasante digne de l’esteron en Aout.


Traversee vers Sercue


Traversee vers Sercue

Puis on retrouve le vallon d’anisclo par un sentier étroit tout en épingle, un chemin du paradis ordésiens qu’il faut faire à pied puisque c’est le parc ! On retrouve beaucoup de touriste dans la gorge principale puis on rejoint la route qui est en sens unique (mais pas dans notre sens). On se laisse glisser sur la route ombragé et fraiche du rio bellos : nous avons fait le triptyque d’Ordessa en contournant le parc par le sud : c’est une bonne option même s’il y a peu de sentiers.


Vallon d'anisclo


Descente vers Laspuna par la route, mais en sens interdit !

Arrêt en ville sous Laspunas pour les courses quotidiennes, il fait très chaud. On repart à 18h30 et je crève en roulant sur la route, un gros clou sûrement, une chambre et ça repart sur le Gr 19 qui longe la rivière. Quelque km et on décide d’établir le bivouac sur la rive afin de gouter aux joies de la baignade tant désirée aujourd’hui. Il est 19h50, on est à 700m d’altitude près d’une route passante alors qu’on s’est levé au pied du Vignemale : c’est un des contraste qui m’aura le plus marqué durant cette traversée : l’alternance des plateaux et des montagnes.




Bain bien meritee dans la riviere