lundi 15 août 2011

J9 : le 15.08 : Vielha – El Caubo (sommet au dessus de Burgo) (D+ 2530m, D- 1400m)

Le parcours du jour
La trace est par la:
TransPyr2011 - Jour9
Trace VTTtrack (cartes espagnoles IDEE)
2530m D+
1400m D-
Compteur HS

Le recit:
15 aout aujourd’hui, ce n’était pas férié pour les cuisses, ni pour le cul.

Moments forts : L’ours !

Après les bon repas de la veille et le méga petit déjeuner, faut y aller. On remercie les parents de Sergi pour ce confort qui a participé à nous faire récupérer. Ils nous ont même apporté des fruits, on part avec une pêche et une pomme sur le sentier/piste balisé et ludique jusqu’à Salardu. Les lumières transpercent les arbres.



Au détour d’un sentier, nous apercevons la forme d’un gros chien. En s’approchant nous distinguons clairement un ours !



Il est malheureusement entouré de barreau (heureusement pour nous). Je lui lance une pomme qu’il apprécie visiblement, il nous montre son habileté à la saisir et en redemande une autre.



Nous poursuivons par la route jusqu’au col de la Bonaigua (2072m) qui est la porte d’entrée/sortie dans le Val d’Aran, le coin n’est vraiment pas sauvage mais des chevaux reprennent possession du territoire.



Courte redescente pour atteindre le début d’un portage de 400m au platiu de son, une option qui nous permet d’aller chercher un single qui apparait sur une vielle carte de Sergi.



Au Col, un petit lac nous accueille pour le déjeuner avec un reflet du massif des Encatats dans lequel passe le GR11 (c’est une région aux 1001 lacs mais le VTT est interdit et ne passerait pas bien de toute façon).



Nous basculons en Catalogne. La descente n’est pas bien tracée mais l’endroit ultra sauvage fait un saisissant contraste avec le col de Bonnaigua.



De 2400m à 2100m, cela passe relativement bien dans les alpages mais la portion qui part des méandres (clots de rialba) jusqu’à 1800m, il faut un fort sens de l’orientation pour trouver la sente qui est donnée par la carte en rive gauche. Quelques cairns très espacés nous rassurent.



Il nous faut traverser plusieurs fois les cours d’eau dans ce marécage.



Nous sommes prudents et silencieux pour ne pas déranger un éventuel ours, nous n’y aurions jamais pensé sans la rencontre du matin et là, nous ne sommes pas fiers ! On trouve enfin le sentier principal alternant pierres roulantes et de dalle.



La civilisation refait surface avec un ermitage et un village abandonné, certaines maisons datent pourtant de 1910 : l’exode rural est passé par là.



Nous arrivons à Esterri d’arreu à 15h50 après toutes nos bricoles, l’option n’étant pas la meilleure. La boucle par Montgari, bien que passant par des routes et des pistes, peut être judicieuse et moins gourmande en dénivelé. Nous nous posons 45min en terrasse pour déguster un sandwich tout en se désaltérant avec une bonne « clara ». Petite sieste pour faire passer la chaleur ambiante, il va falloir se motiver pour les 1200m de D+ qui nous sépare du mont El Caubo. Nous reprenons la route pour Unarre et Burgo : un vieux couple nous raconte l’histoire du village et nous dit qu’on n’y arrivera pas, la piste est inroulable. Nous nous attendons au pire mais il n’y a que le mal de cul qui nous ralentit. Nous sommes encouragés par un petit air bienfaiteur ainsi que par les lumières du coucher.





Un petit arrêt près du dernier cours d’eau avant le sommet pour une brève douche puis nous posons la tente au col à 2100m dans les pâturages : il n’y a pas de bouses au alentour, c’est bon signe.



Nous sommes proche du sommet, ça promet encore un bon lever de soleil pour le lendemain et une longue descente.

dimanche 14 août 2011

J8 : le 14.08: Bénasque – Vielha (D+ 1500, D- 1700) Journée repos !

Le parcours du jour:
La trace est par la:
TransPyr2011 - Jour 8
Trace VTTtrack (cartes espagnoles IDEE)
1500m D+
1700m D-
Compteur HS

Le recit:



La couleur est annonce, en Val d'Aran on parle l'occitan

On a longtemps réfléchi sur une journée repos pour récupérer mais l’idée d’une inactivité complète me gêne surtout s’il fait beau. Nous pensions alors faire 2 courtes étapes à la place.

Moments forts :
Les glaciers de l’Anetto et maladetta.
La fabuleuse descente du col de l’enfer sur Es Bordes pour passer dans le val d’Aran
Le repos compensateur à l’hôtel grâce aux parents de Sergi
Les fêtes occitanes

Départ 7h40 pour 10km de route à la fraiche puis 3km dans le parc maladeta-posets (les VTT ne sont pas interdits). Nous roulons vers le soleil levant tel de « poor lonesome riders » dont les rayons nous sont bienfaiteurs. Les maux de cul sont toujours présents, il faut ventiler en marchant quelques centaines de mètres.


Le plan d'estan, avant la Besurta

Nous arrivons au pied du sentier au parking la besurda, un bus aussi. Il déverse une trentaine de randonneurs. Nous nous empressons de passer devant. Bien nous en pris car il n’y aura personne pour géner les photos grandioses devant le pic de l’aneto (plus haut sommet des pyrénées) et de Maladetta.


Le portage vers le Port de la Picada


L'Aneto et son massif de la Maladeta, le toit des Pyrenees


Carte postale


le tour a Jean-Seb maitenant...

On passe le col de la Picada à 11H soit 1h20 de roulage-poussage-portage pas très éprouvant, l’entrainement surement. Nous sommes dans le Val d’Aran, province occitane revendiquant aussi une certaine indépendance.


Port de la Picada


La descente s'annonce bien

La descente se fait en 2 temps, d’abord on rejoint le col de l’enfer puis court portage sur un sentier empierré. Et c’est parti pour 1200m de descente dantesque : des crêtes verdoyantes typiques des Pyrénées – ce monde est moins minéral – avec Bagnère de Luchon en fond, nous passons par le col de mongioia.


Pas de l'escaleta



Darriere le Pas de l'escaleta


Petite traversee initiale


Un Jean-Seb toujours motivee


La descente 5 etoiles






Apres le Coth dera mongoia

Ça descend raide sur une monotrace au milieu des herbes hautes, vigilance obligatoire pour ne pas se perdre puis à partir de la cabane c’est de nouveau un festival de single où alternent virolos sur feuilles mortes, épingle raide : de la glisse, freins bloqués. On termine par 200m de route à Es Bordès. Sergi appelle ses parents qui sont de passage dans le coin tandis que je regarde les parcours VTT (BTT en Espagnol) ombreux dans le coin dont celui qui nous menera à Vielha : piste puis sentier du GR211 au bord d’une rivière.






La partie finale dans les feuilles et les virages larges

Il est 13h15, journée fini avec encore les orages qui ne vont pas tarder à éclater plus tôt aujourd’hui.
Direction Hôtel TURULL (un signe du destin) dans lequel les parents de Sergi nous ont pris une chambre. Douche chaude et restau pour déjeuner, lavage des affaires et achats souvenirs. La sortie du soir nous fait profiter des animations du 14 aout, des danses occitanes racontant la vie d’autrefois dans les campagnes. Restau le soir avec un bon steak saignant sans cloche pour bien dormir. Merci aux parents qui auront sponsorisé notre journée repos.


Danses traditionelles a Vielha


Le restaurant du soir


Sergi et ses parents, un grand merci !


Cette nuit on dormira bien, ca c'est garanti... et sans vaches !

samedi 13 août 2011

J7 : le 13. 08: Laspuna – Bénasque (D+2000, D- 1600, compteur HS)

Le parcours du jour:
La trace est par la:
TransPyr2011 - Jour 7
Trace VTTtrack (cartes espagnoles IDEE)
2000m D+
1600m D-
Compteur HS

Le recit:
Moments forts : Le retour en montagne, c’est la journée des mouches avec l’orage qui se prépare tout au long de la journée et qui tombera le soir.
2 fantastiques descentes.
La satisfaction d'avoir fait la moitié du parcours

Après un début de nuit très chaud, duvet inutile, on poursuit le sentier du GR19 jusqu’au hameau de Badain en prenant le rythme des 2 vaches que l’on suit sur ce sentier étroit.

Typique bouchon de vaches aragonaises

Le sentier est bien roulant par la suite dans une fraîcheur matinale et au bord de l’eau. A Badain, nous optons pour le GR15 qui monte d’abord en portage puis en traversée roulante, toujours dans une certaine fraicheur, cela change de la veille. On attrape une piste puis le col Mataire à 1320m, on suit le GR15 qui est aussi un itinéraire hippique.

Le beau sentier roulant à plat vers Badain

La descente s’amorce à partir du mirador sur le village de Saravillo. Tantôt technique avec un passage ressemblant au départ de la madone d’utelle, tantôt roulant sous les pins, c’est une belle trouvaille pour commencer la journée (mieux que la route qui contourne notre passage).


Vue depuis le Collado de San Miguel (comme la biere)

Collado de San Miguel


La descente vers Saravillo se présente bien...


ça continue bien...


et ça finit encore mieux


Le village est bien animé, le camion du pain arrive à coup de klaxon, il y a la fête ce soir nous dit un habitant mais nous serons plus haut, du moins nous l’espérons.


Saravillo, la place centrale

On poursuit par la route qui entre dans des gorges étroites bordées de falaises verdonesques.


et oui, parfois il faut faire des bouts de route

On passe des tunnels, verra t-on le bout ?



Contournement du Lac de Plan par la rive gauche en pistes et sentiers, on arrive au pied du col de Sahun à 1100m, il est 12h00. Rapide casse croute pour ne pas s’arreter en chemin et nous partons pour 800m de piste, du moins c’est ce qu’indiquait la carte mais une erreur d’altitude nous rajouta 100m d’interminable piste parmi des 4x4 roulant à vive allure, y a vraiment des gros C…parmi eux ! Le mental en prend un coup, le col est à 2000m et non à 1905m. On a vraiment mal au cul, ça nous oblige à pousser par 4 fois le VTT pour ventiler l’arriere train. Heureusement que l’orage en formation nous permet de monter sans crever de chaud.


Puerto de Sahun

Pour la descente, nous croisons 4 locaux sur des VTT flambants qui descendent par la piste sur Bénasque. Mais Sergi a identifié sur la carte un single qui promet, tout en traversée, il ne semble par caler dré dans le pentu, on tente. 100m de piste pour atteindre la cabane de barbari puis c’est 700m rentabilisés par des traversées « les balcons de Sahun », des virolos, du trialisant, un régal pour le VDM, même les courtes remontées passent sur le VTT.


Piste qui nous mène vers les "Balcons de Sahun"


Début des "Balcons de Sahun"

Balcons de Sahun, une belle trouvaille







La theorie des chapelles se confirme,
les bons sentiers passent toujours par des sites religieux

Nous passons de Sahun, petit village tout de pierre, à Eriste par une piste puis Bénasque par la route. Il est 16h, le dénivelé effectué n’a pas été fatiguant. Cela nous permet de buller, refaire les stocks en crème solaire, en gaz (le butagaz n’est pas vendu dans les shops spécialisés comme Barrabès !). L’orage gronde et s’abat violement sur la ville, nous nous réfugions sous le porche du supermercado puis au restau La Bardanca pour 20h (avant ils ne servent pas). Menu à 12E eau et vin compris comme l’entrée, plat et dessert ! La pluie s’est arrêtée et nous autorise à poser la tente dans un pré à l’entrée de Bénasque, ce sera humide mais on dormira bien.


Alors qu'à l'extérieur il tombe des cordes, nous nous cassons le ventre